Comment sont imposés les bénéficiaires en cas de décès ?
Les capitaux versés aux bénéficiaires ne font pas partie de la succession : ils suivent une fiscalité propre à l’assurance-vie, qui dépend de votre âge au moment où vous avez effectué les versements.
Cas exonérés, quel que soit le montant
Votre conjoint marié ou votre partenaire de PACS.
Vos frères et sœurs, sous conditions strictes (célibataire, veuf, divorcé ou séparé, plus de 50 ans ou infirme, et ayant vécu sous votre toit les 5 années précédant le décès).
Primes versées avant vos 70 ans
Un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats confondus chez l’ensemble des assureurs.
Au-delà : 20 % jusqu’à 700 000 € par bénéficiaire après abattement, puis 31,25 %.
L’abattement couvre les primes versées et les gains qu’elles ont produits.
Primes versées après vos 70 ans
Un abattement global de 30 500 €, à partager entre tous les bénéficiaires, tous contrats confondus.
Au-delà, seules les primes versées sont soumises aux droits de succession, au barème applicable selon le lien de parenté entre vous et le bénéficiaire.
Les gains produits par ces primes sont totalement exonérés, sans limite de montant.
À retenir
Les deux régimes se cumulent : un même contrat peut relever des deux si vous avez versé avant et après 70 ans.
Les abattements s’apprécient par bénéficiaire (avant 70 ans) ou globalement (après 70 ans), et non par contrat : ouvrir plusieurs contrats ne les multiplie pas.
Une clause bénéficiaire bien rédigée est essentielle pour que ces abattements profitent réellement aux personnes que vous souhaitez protéger.
